Grammaire française, pas à pas
Nous allons commencer par le pronom. Les terminaisons verbales françaises sont pour la plupart muettes — -e, -es et -ent pour parler se prononcent à l'identique — donc le pronom sujet (je, tu, il, elle, nous, vous, ils, elles) porte le poids que les terminaisons portent en espagnol ou en italien. Supprimez le pronom et un francophone ne peut pas dire qui parle.
How a français sentence is built
Le pronom fait le travail
required pronounsLes terminaisons paraissent différentes à l'écrit — -e, -es, -e — mais elles se prononcent toutes de la même manière en français. Alors, quelle est la seule chose qui indique à un francophone qui parle ?
Les terminaisons du présent français sont en grande partie muettes : -e, -es, -e et -ent se prononcent toutes à l'identique pour la plupart des verbes. Contrairement à l'espagnol, on ne peut pas omettre le pronom sujet — c'est le seul signal indiquant qui agit.
Ajouter un objet
word orderQue vient après le verbe ? Et le pronom sujet est-il jamais absent ?
L'ordre des mots du français est Sujet–Verbe–Objet, comme en anglais. Le pronom sujet est toujours présent — le français ne l'omet jamais — donc les phrases commencent toujours par le pronom (ou un nom).
Chaque nom a un genre
gender + articlesLe mot pour « le » change entre le premier et le deuxième exemple. Qu'est-ce qui change aussi avec lui ?
Chaque nom français est masculin ou féminin. L'article défini est le (M) ou la (F), et se réduit à l' devant un son voyelle. Apprenez l'article avec chaque nouveau nom — il fait partie du mot.
Singulier et pluriel
plural agreement| Singulier | Pluriel | |
|---|---|---|
| Article masculin | le | les |
| Article féminin | la | les |
| Terminaison du nom | — | +s (muet) |
| Verbe (3e personne) | -e | -ent (muet) |
De « le livre » à « les livres » — combien de choses ont changé ? Et qu'arrive-t-il au verbe quand « ils » parlent au lieu d'« elle » ?
Les pluriels se répercutent sur l'article, le nom et le verbe — bien que de nombreuses terminaisons plurielles soient muettes à l'oral.
Le temps vit dans le verbe
tense endingsLa forme du futur garde l'infinitif complet comme base. Qu'est-ce qui s'ajoute par-dessus ?
Le futur français se forme en ajoutant les terminaisons directement sur l'infinitif (-ai, -as, -a, -ons, -ez, -ont). Contrairement au présent, où les terminaisons sont muettes, les terminaisons du futur se prononcent. Le temps change sans mots supplémentaires.
La négation encadre le verbe
negationComparez la première et la deuxième phrase mot à mot. Deux mots sont apparus. Où chacun se place-t-il par rapport au verbe ?
La négation française utilise deux mots : ne avant le verbe et pas après — ils encadrent le verbe. Dans le français parlé familier, ne est souvent omis, ne laissant que pas. Les deux doivent apparaître en français formel et écrit.
Décrire les choses
adjective agreement| Forme | Changement | Exemple |
|---|---|---|
| Masculin singulier | — (forme de base) | intéressant |
| Féminin singulier | +e | intéressante |
| Masculin pluriel | +s | intéressants |
| Féminin pluriel | +es | intéressantes |
L'adjectif vient après le nom à chaque fois. Sa terminaison change — que suit-elle ?
Les adjectifs français suivent généralement le nom et s'accordent avec lui en genre et en nombre.
Trois façons de poser des questions
interrogativesLes trois exemples posent la même question. Pouvez-vous les classer de la plus familière à la plus formelle ? Qu'est-ce qui a changé dans chacune ?
Le français offre trois stratégies interrogatives. L'intonation montante (Tu parles ?) est la plus familière. Est-ce que devant une affirmation est neutre et très courant. L'inversion sujet-verbe (Parles-tu ?) est formelle ou écrite — le verbe et le sujet sont inversés et reliés par un trait d'union.
Les objets deviennent des pronoms
direct object pronounsOù est passé « le livre » ? Son remplaçant s'est déplacé vers une nouvelle position. Pouvez-vous voir où il se place par rapport au verbe et à la négation ?
Les pronoms objets directs (le / la / les — correspondant au genre et au nombre de ce qu'ils remplacent) se placent juste avant le verbe conjugué. Avec la négation, ils se situent entre ne et le verbe : je ne le lis pas.
Les articles partitifs
some vs. the« Du » et « de la » sont différents de « le » et « la » — ils sont composés de deux mots fusionnés. Qu'apportent-ils que l'article défini n'a pas ?
L'article partitif (du = de + le, de la, des = de + les) signifie « une certaine quantité » — une quantité non spécifiée. Là où l'anglais dit « I eat bread », le français dit « Je mange du pain ». Il est requis avec les noms massifs et la plupart des aliments. Après une négation, tous les partitifs deviennent « de » : « Je ne mange pas de pain. »
Les verbes qui prennent des infinitifs
infinitive constructionsChaque phrase contient deux verbes. L'un est conjugué avec une terminaison de personne ; l'autre se termine par -er, -ir ou -re. Lequel est lequel, et qu'apporte le deuxième verbe ?
Beaucoup de verbes français (vouloir, pouvoir, devoir, savoir) prennent un deuxième verbe à l'infinitif directement après eux — sans mot supplémentaire. « Aller + infinitif » est la façon la plus courante d'exprimer le futur proche en français parlé.
Les actions qui reviennent sur elles-mêmes
reflexive verbsUn petit mot se place juste avant le verbe dans chaque phrase et change avec le sujet : m', se, nous. Que pourrait-il faire ?
Les pronoms réfléchis (me/m', te/t', se, nous, vous, se) indiquent que l'action revient sur le sujet. De nombreuses actions quotidiennes sont réfléchies en français : se réveiller, s'habiller, s'appeler.
Le passé composé
avoir + participle| Type d'infinitif | Participe | Exemple |
|---|---|---|
| Verbes en -er | -é | parler → parlé |
| Verbes en -ir | -i | finir → fini |
| Verbes en -re | -u | vendre → vendu |
Le verbe est maintenant en deux mots. Le premier change selon la personne ; le second reste toujours le même. Quel est le modèle pour former ce second mot ?
La plupart des verbes forment le passé avec avoir + participe passé. Seul l'auxiliaire change selon la personne ; le participe reste fixe.
Être comme auxiliaire
être + participleCette phrase utilise « suis » (être) au lieu de « ai » (avoir). Et le participe change de terminaison selon le sujet. À quel motif cela vous fait-il penser à l'étape 7 ?
Environ 17 verbes de mouvement et de changement d'état (aller, venir, partir, arriver, naître, mourir…) utilisent être comme auxiliaire. Le participe passé s'accorde alors avec le sujet comme un adjectif — ajoutez -e pour le féminin, -s pour le pluriel. Tous les verbes réfléchis utilisent également être.
Les deux temps du passé
passé composé vs. imparfaitLes deux phrases décrivent le passé, mais les terminaisons verbales sont différentes. Laquelle évoque un événement spécifique qui s'est produit une fois ? Laquelle évoque une habitude ou un état continu ?
L'imparfait (-ais, -ais, -ait…) décrit des états continus, des habitudes et des actions de fond — c'est le temps de la description. Le passé composé marque des événements spécifiques et achevés — c'est le temps de la narration. Ils apparaissent souvent ensemble : l'imparfait plante le décor, le passé composé fait avancer l'action.
Le mode du possible
subjunctive mood« Parles » dans l'exemple 2 ressemble à l'indicatif — mais il suit « que ». Qu'est-ce qui précède le « que » et pourrait déclencher un mode différent ? Et dans l'exemple 3, en quoi la forme verbale diffère-t-elle ?
Le subjonctif apparaît après des expressions de désir, d'obligation, d'émotion et de doute. Pour les verbes en -er, il ressemble souvent à l'indicatif — le mot déclencheur avant « que » est le signal, pas la terminaison verbale elle-même.
Le tableau d'ensemble
putting it togetherCombien de schémas grammaticaux des étapes précédentes pouvez-vous identifier dans ces phrases ? Essayez de nommer chacun d'eux.
La grammaire française est un petit nombre de schémas entrelacés appliqués de manière cohérente. Lorsque vous pouvez les voir fonctionner ensemble dans des phrases complexes, vous pouvez lire, construire et vous adapter librement.